Poème – 2009
Souvent je repense à ces jours,
Où nous, où je, où tu…
Où nous ne parlions que d’amour,
Et où nous le faisions une fois nus
Mes doigts…
Accrochés fermement à chaque partie de toi
Creux…
Sans cesse froissaient tes cheveux
Mes yeux…
Vitreux et fiévreux, et fiévreux et vitreux,
Râle…
Cherchaient l’ombre de tes fossettes pâles
Ma bouche…
Gourmande et peu farouche
Trop…
Tentait de gober tes mots
Mon nez
Frémissant et caressant, éhonté
Partout…
Cherchait à se nicher dans ton cou
Mes seins…
Prenant la chaleur de tes mains
Chaque fois…
N’attendaient que d’être pincés par tes doigts
Mes fesses,
Sous le feu de tes caresses,
Des heures,
En conservaient toute la douceur
Mon cou,
Ondulant sous le piquant de tes joues
Sans fin,
Se délectaient de la douceur de ta main
Oh, de toutes ces nuits je n’oublie rien,
J’y pense encore, seule, certains soirs,
Quand dans ma chambre il se fait noir,
Oui, … je pense à toi jusqu’au matin.
