« Sur la route, la fille de Jujuy »

ROMAN

Découvrez les paysages envoûtants du Nord-Ouest Argentin avec « Sur la route, la fille de Jujuy », premier roman d’Hélène P. Lussie, publié à 25 ans.

Nathan, en quête de sens et d’aventure en Amérique Latine, voit son voyage prendre un tournant inattendu lorsqu’il croise le chemin de Maria, une jeune rebelle au charme effronté dans une station-service isolée.

Ce road-trip initiatique les emmène dans les méandres de la Cordillère des Andes, explorant les frontières floues entre fantasmes et réalités. Hélène P. Lussie nous offre un récit saisissant, mettant en lumière la complexité des identités et des perceptions du voyage. Les stéréotypes volent en éclats, laissant place à une véritable quête introspective.

Au cœur de l’altiplano, l’immensité des terres plates offre un contraste saisissant avec les montagnes menaçantes qui se dessinent à l’horizon. Nathan se trouve à la fois enivré par la sensation de liberté infinie et oppressé par l’immensité qui l’entoure. La végétation sèche et les animaux épars alimentent le tableau, révélant la vie austère mais vibrante de cette région.

Ce roman captivant offre bien plus qu’un simple récit de voyage. Il nous confronte à deux visions de la jeunesse, l’une occidentale et désabusée, l’autre ancrée dans un présent intense et sans compromis. « Sur la route, la fille de Jujuy » est une exploration poignante des contrastes humains, une invitation à s’aventurer dans les recoins les plus mystérieux des cœurs et des terres inexplorées.

Embarquez pour un voyage dépaysant qui éveillera vos sens par ses descriptions.

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« Ils roulèrent encore, jusqu’à ce que le village disparaisse totalement du miroir du rétroviseur. Ils se retrouvèrent alors au milieu de l’altiplano, seuls sur ce plateau sans le moindre frémissement de relief ; confrontés à son infinie étendue de terre désespérément plate. Au loin pourtant quelques montagnes se dressaient mais, indistinctes dans le brouillard de chaleur, elles ressemblaient à des miradors menaçants. Nathan était à la fois confronté à l’exaltante sensation de liberté de la piste plane et sans limite, et à l’oppressante sensation d’être prisonnier, cerné par les masses sombres des montagnes, comme un rat dans une cage trop grande. Sur le bord de la route, une végétation sèche et rase nourrissait les quelques animaux visibles ça et là. Quelques vaches maigres et musclées, des ânes gris et leurs petits, parfois un groupe de guanacos à la silhouette gracile et au poil roux un peu luisant. Mais ces derniers se tenaient à distance ou alors détalaient à toute vitesse, s’enfonçant plus loin, loin de la route, hors de portée. »

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