Poème – ~2008
Si un jour nous devions
Prendre une sage décision,
On bannirait les si
De notre philosophie
On déciderait d’arrêter
D’imaginer, d’anticiper
Bref d’émettre ces hypothèses
Qui ne sont autres que foutaises
Car l’on sait tous qu’avec des si
En bouteille, on mettrait Paris
Et que la vie joue tous les jours
À nous jouer de nouveaux tours
Pourtant n’est-on pas habitué
À voir brutalement s’envoler
Les cartes patiemment choisies
Des châteaux que l’on a construits ?
Mais toujours on se laisse aller
A ces rêveries prématurées
Usant de si à tous bout de champs
Parce qu’au fond c’est rassurant
Forçons-nous alors à ne plus penser
Pour ne plus risquer de nous blesser
Quand le Hasard ou bien la vie
Détruit nos scénarios chéris.
